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| Climat & Santé | Bulletin agrométéo | Autrefois & Aujourd'hui |
INFORMATION GÉNÉRALE
RANET est un nouveau système d'information météorologique, un système de communication par Radio et Internet au bénéfice des populations rurales. Sa genèse remonte en 1999, quand l'ACMAD a lancé ce système qui réunit les atouts d'Internet, la diffusion spatiale et la réception d'informations multimédia sur l'ensemble du continent africain. Il recourt aux énergies renouvelables comme solaire à chaque maillon du système et profite du coût modique des investissements ou de fonctionnement, afin que que les communautés rurales puissent avoir accès aux informations météorologiques, hydrologiques, environnementales, etc. L'idée est partie du constat que les informations communiquées par les services météorologiques africains ne parvenaient pas à temps aux catégories socioprofessionnelles intéressées par la météorologie. Le système vise donc à permettre aux régions rurales africaines d'avoir accès aux informations météo vitales dans les langues locales, en renforçant les capacités services météo, hydrologiques de différents pays membres de l'ACMAD.
Le but de RANET est fournir des solutions des télécommunications fiables et bon marché, permettant l'acheminement des informations compréhensibles jusqu'à la communauté rurale et d'émettre des observations ou un avis en retour au centre qui a élaboré l'information. La chaîne de diffusion est composée de cinq (05) étapes:
Le système prévoit l'installation dans les villages de radios communautaires émettant sur un rayon 30 à 40 km.
seuils des paramètres climatologiques favorables au déclenchement de certaines maladies courantes.
Mois de:
| Température | Pression atmosphérique | |||
| Paludisme | ||||
| Céphalés | ||||
| Méningite | ||||
| hypertension | ||||
| hypotension | ||||
| Diarrhé | ||||
La découverte de Karl Lansteiner
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En 1898 Karl Lansteiner , un savant autrichien , a fait une grande découverte qui sera récompensée plus tard par un prix NOBEL ... En étudiant le sang de différentes personnes au microscope , Monsieur Lansteiner observa qu'il existe à la surface des globules rouges deux types de molécules chimiques différentes . Il nomma ces molécules : "A" et "B"... |
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Les groupes sanguins
Ces molécules sont encore appelées des agglutinogènes .
En fonction des molécules ( ou agglutinogènes ) retrouvées , le sang est classé en quatre groupes ...
Si les globules rouges ne portent que des agglutinogènes "A" : on dit que le sang est du " GROUPE A "
Si les globules rouges ne portent que des agglutinogènes "B" : on dit que le sang est du " GROUPE B "
Si les globules rouges ont en même temps des agglutinogènes "A" et "B" : on dit que le sang est du " GROUPE AB "
Si les globules rouges ne portent aucun agglutinogène : on dit que le sang est du " GROUPE O "
La compatibilité
Quand le sang rencontre un agglutinogène qui n'existe pas sur ses propres globules rouges , se produit alors un phénomène appelé AGGLUTINATION
Le sang ne circule plus et la personne meurt ...
Pour que le sang puisse circuler : il faut donner du sang COMPATIBLE
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GROUPE |
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Les personnes du groupe 0 peuvent donner leur sang à tous les autres groupes : ce sont des donneurs universels
Les personnes du groupe AB peuvent recevoir le sang de tous les autres groupes : ce sont des receveurs universels
As-tu ta carte de groupe ?
La carte de groupe sanguin c'est comme une carte d'identité . On y inscrit dessus ton nom , ton groupe sanguin et on colle à côté ta photo .
Pourquoi il faut connaitre son groupe sanguin ?
Parce ce que si un jour ton corps manque de sang , les médecins pourront tout de suite te transfuser avec du sang compatible .
Et aussi pour plus tard quand tu seras grand , tu pourras donner ton sang aux malades qui en ont besoin ..
Alors si tu ne connais pas encore ton groupe sanguin : renseigne toi vite !
Le web des enfants qui ne veulent plus être mouillés
CHUT ttttt tttttt........Voilà tous les secrets pour être au sec !!! pour toi et rien que pour toi !!!
Les huit petits trucs pour avoir un lit bien NET
Le "truc" numéro 1
C'est le premier et le plus important :
Tu dois avoir vraiment envie d'arrêter de faire PIPI AU LIT . Tu sais , pour avoir un lit bien NET , il faut faire plein plein de petites choses ...et il ne faut pas être découragé si tu n'as pas tout de suite de bons résultats .
Si tu te sens prêt , va au truc suivant
Le "truc" numéro 2
Le deuxième truc est tout simple:
Après six heures du soir , arrête de boire .
Si tu te sens capable de faire ça , va au truc suivant
Le "truc" numéro 3
Le troisième truc est aussi tout simple:
Tous les soirs , avant d'aller au lit : pense à aller faire pipi .
Si tu te sens capable de faire ça , va au truc suivant
Le "truc" numéro 4
Le quatrième truc est à peine plus compliqué:
Peut être tu as peur du NOIR . Demande , dans ce cas , à tes parents de laisser une veilleuse dans ta chambre !
C'est bon ?Retiens le truc suivant
Le "truc" numéro 5
Le cinquième n'est pas plus dur non plus:
Tu sais te servir d'un réveil ? . Règle le pour que ça sonne à minuit . Comme ça tu peux aller vider ta vessie avant d'être mouillé !
Alors , on continue ? va au truc suivant
Le "truc" numéro 6
Le sixième est à ta portée:
Occupe toi de ton lit ! Le matin , fait ton lit , change les draps s'ils sont mouillés !
On continue ? va au truc suivant
Le "truc" numéro 7
Tu dois être régulier pour appliquer le septième "truc" :
Tous les jours , note sur ton agenda les choses à faire pour être propre . Et si tu n'as pas fait pipi au lit , inscrit ton score au compteur SOLEIL
J'en suis sûr que cela ne te posera pas de problème .va au truc suivant
Le "truc" numéro 8
On arrive au dernier "truc" :
Demande à tes parents de t'emmener voir ton docteur ...
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Le phénomène ENSO (El Niño / Southern Oscillation)
La marche des saisons imprime un rythme à la vie sur Terre. Presque partout, le climat oscille comme un pendule entre été et hiver. Même aux tropiques, où le climat est chaud toute l’année, des saisons pluvieuses (les moussons) alternent avec des saisons sèches, avec chacune ses régimes de vent caractéristiques.
Pour se faire “une place au soleil”, les hommes ont appris à s’adapter au rythme des saisons. Année après année, ils ont semé et récolté, élevé du bétail, déployé des bateaux de pêche, préparé des expéditions de chasse, selon un calendrier bien défini. Des siècles de tradition ont influencé la manière dont nous organisons aujourd’hui nos activités, comme les projets de construction, les campagnes militaires, les vacances scolaires, ...
Mais il n’est pas toujours possible de se fier au rythme des saisons. Quelquefois l’Océan Pacifique tropical et une grande fraction de l’atmosphère globale semblent obéir à une musique différente, modifiant les habitudes et perturbant d’innombrables espèces animales et végétales, et de millions d’êtres humains. De manière à permettre d’anticiper ces à-coups occasionnels dans la marche des saisons et d’aider une meilleure planification des économies, les scientifiques cherchent à comprendre ces rythmes rivaux, dont le plus marqué se nomme El Niño et présente une alternance entre un climat “normal” et un ensemble de conditions climatiques “différentes” (mais récurrentes) dans le Pacifique.
L’expression El Niño (signifiant “l’Enfant Jésus” en espagnol) était utilisé à l’origine par les pêcheurs le long des côtes de l’Équateur et du Pérou et s’appliquait à un courant océanique chaud qui apparaît habituellement au moment de Noël pour ne disparaître que quelques mois plus tard. Les poissons sont alors moins abondants pendant ces intervalles chauds, et les pêcheurs souvent en profitent pour réparer leur équipement de pêche et rester avec leurs familles. Certaines années, cependant, l’eau est particulièrement chaude, et l’arrêt de la saison de pêche s’éternise jusqu’à mai ou quelquefois juin. Avec le temps, l’utilisation de l’expression “El Niño” a été réservée à ces intervalles exceptionnellement chauds et marqués, qui non seulement perturbent les vies de ces pêcheurs sud-américains, mais également, apportent des pluies intenses.
Au cours des 40 dernières années, 9 El Niño ont affecté la côte sud américaine. Le dixième est en cours... La plupart ont coïncidé avec une augmentation de l’eau de la mer non seulement le long de la côte mais également aux Îles Galápagos, et sur une ceinture qui s’étend environ 8000 km à travers le Pacifique équatorial. Les événements les moins marqués correspondent à une augmentation des températures d’environ 1°C et à un impact mineur sur les pêcheries sud-américaines. Mais les plus violents, comme celui de 1982-1983, ont non seulement laissé leur empreinte sur la vie marine et le climat local, mais aussi sur des conditions climatiques à l’échelle de la planète.
L’El Niño de 1982-83, qui est souvent considéré comme le plus intense de ce siècle, n’avait pas été prévu ni même reconnu par les scientifiques pendant les premières étapes de son développement. Rétrospectivement ses origines peuvent être détectées en mai 1982 quand les vents d’est de surface (les alizés) qui habituellement s’étendent des Îles Galápagos jusqu’en Indonésie ont commencé à décroître. À l’ouest de la ligne de changement de date, les vents se sont inversés, associés au début d’une période de temps orageux.
Au cours des quelques semaines qui ont suivi, l’océan à commencé à réagir aux changements d’intensité et de direction du vent. Le niveau de la mer aux Îles Christmas dans le Pacifique central s’est élevé de près de 10 cm. En octobre, le niveau de la mer était anormalement élevé de près de 25 cm sur près de 6000 km à partir de l’Équateur. Alors qu’il s’élevait dans le Pacifique est, il s’affaissait simultanément dans le Pacifique ouest, exposant (et détruisant) les couches supérieures des fragiles récifs coralliens qui entourent de nombreuses îles. Les températures de surface aux Îles Galápagos et le long de la côte de l’Équateur étaient passées de 22°C à plus de 27°C !
En réponse à ces modifications de l’Océan Pacifique, la flore et la faune marines ont rapidement réagi . Après les augmentations de niveau de la mer aux Îles Christmas, les oiseaux de mer abandonnèrent leur progéniture et se dispersèrent sur tout l’océan en quête désespérée de nourriture. Lors du retour à la normale de la mi 83, 25% des phoques et otaries adultes et tous les nouveaux nés étaient décédés. De nombreuses espèces de poisson connurent un sort équivalent. Le long des côtes qui s’étendent du Chili à la Colombie Britannique les températures de la mer étaient supérieures à la normale, et les poissons qui vivent habituellement dans les eaux tropicales ou subtropicales avaient migré vers les pôles. En contrepartie certaines espèces ont bénéficié de ces conditions inhabituelles comme en attestent les récoltes inattendues de coquilles Saint-Jacques sur les côtes équatoriennes.
Le El Niño de 1982-1983 a aussi produit des effets dramatiques sur les continents. En Équateur et dans le nord du Pérou environ 250 cm de pluie tombèrent pendant 6 mois, transformant le désert côtier en prairie, avec l’apparition de 6 lacs. L’apparition d’une nouvelle végétation a entraîné l’arrivée d’essaims de sauterelles, permettant l’expansion des colonies d’oiseaux. Les nouveaux lacs ont également fourni un habitat temporaire pour les poissons qui avaient remonté le courant des rivières depuis la mer pendant les inondations, et qui étaient désormais prisonniers. Beaucoup d’entre eux furent attrapés par les riverains lorsque ces lacs s’asséchèrent. Dans certains estuaires inondés, la production de crevettes a atteint des records, comme d’ailleurs le nombre de cas de malaria (induits par la recrudescence des moustiques).
Comme le montrent ces exemples, les impacts économiques de cet El Niño furent très étendus. Le long de la côte sud-américaine, les pertes ont dépassé les bénéfices. Les industries de pêche de l’Équateur et du Pérou ont terriblement souffert quand leurs prises d’anchois se sont évanouies et quand les sardines se sont enfuies vers les eaux chiliennes (plus froides). Plus vers l’ouest, les anomalies de vent ont dérouté les typhons de leurs routes habituelles, vers Hawaii ou Tahiti non préparées à de telles conditions météorologiques. Ces anomalies ont aussi déplacé les pluies des moussons sur le Pacifique central, au lieu du Pacifique ouest. Sécheresses et feux de forêt se sont alors déclenchés en Indonésie et en Australie. Des orages se sont abattus sur la Californie méridionale en hiver, et ont causé des inondations sur tous le sud des États-Unis, tandis que les stations de sport d’hiver du nord avaient à se plaindre d’une saison trop peu froide et d’un manque évident de neige. Le coût total pour la planète de cet El Niño a été évalué à plus de 100 milliards de francs. Les impacts psychologiques, ou même le nombre de victimes, sont plus difficiles à évaluer.
4. El Niño et le climat
Le lien entre ces effets climatiques disséminés sur le globe et El Niño est maintenant bien établi. Il a pourtant fallu du temps aux scientifiques pour comprendre comment s’assemblaient les différents morceaux du puzzle, des courants océaniques aux vents et aux pluies intenses. Voici plusieurs années, le scientifique britannique Sir Gilbert Walker a en fait posé les premiers éléments de la réflexion.
Pendant les années 20, tandis que les scientifiques d’Amérique du sud étaient occupés à documenter les effets locaux de El Niño, Walker était affecté en Inde, et essayait de trouver des moyens utiles à la prévision de la mousson asiatique. En étudiant les données atmosphériques à sa disposition, il s’aperçut d’une corrélation remarquable entre les relevés barométriques de l’est et de l’ouest du pacifique. Il se rendit compte que la pression augmentait dans l’ouest quand elle s’affaissait dans l’est, et inversement. Il utilisa l’expression “Southern Oscillation” pour caractériser ce mouvement de balançoire visible dans les données barométriques.
Pendant les phases d’indice haut de ce mouvement oscillant, la pression est élevée dans l’est du pacifique et basse dans l’ouest. Le long de l’équateur, le contraste zonal (longitudinal) de pression accélère les vents de surface d’est en ouest, des Îles Galápagos jusqu’en Indonésie. Pendant les phases d’indice bas, la différence de pression entre les deux extrémités du bassin s’atténue, et les alizés de surface s’affaissent. C’est dans le Pacifique ouest que se produisent les modifications de vent les plus marquées. À l’ouest de la ligne de changement de date les alizés disparaissent alors qu’ils sont juste atténués à l’est.
| Sir Gilbert Walker a fourni un élément important à la compréhension d’El Niño quand il découvrit que les pressions au niveau de la mer dans le Pacifique sud oscillaient entre deux états distincts. Pendant une phase d’indice haut de ce que Walker a dénommé “Oscillation Australe” (en haut, pour novembre 1988), la pression est plus élevée près et à l’est de Tahiti que plus à l’ouest de Darwin. ce gradient de pression le long de l’équateur entraîne l’air vers l’ouest . Quand l’atmosphère bascule dans une phase d’indice bas (en bas, pour novembre 1982), les baromètres sont à la hausse dans l’ouest et à la baisse dans l’est, signalant une réduction, voire une inversion, de la différence de pression entre Darwin et Tahiti. L’aplatissement de cette structure de pression provoque l’affaiblissement des alizés de surface, et leur retrait vers l’est. On sait que cette phase d’indice bas est habituellement accompagnée de conditions El Niño. |
Walker se rendit compte que les saisons de mousson associées à un indice bas étaient souvent caractérisées par des sécheresses en Australie, en Indonésie, en Inde et dans différents secteurs de l’Afrique. Il énonça aussi le fait que ces indices bas étaient également associés à des hivers particulièrement doux dans le canada occidental. Un de ses collègues l’attaqua dans une revue scientifique pour oser suggérer que des conditions climatiques dans des régions du globe aussi distantes pouvaient être liées. dans sa réponse Walker prédit, correctement, qu’une explication devait exister mais qu’elle devait vraisemblablement exiger une connaissance des structures du vent à des niveaux autres que le sol (ce qui était à l’époque difficilement observable).
pendant les décennies qui suivirent, les chercheurs ont ajouté de nouveaux morceaux à ce puzzle de l’oscillation australe. Une information de ce type provint d’une région du monde distante, sur laquelle Walker n’avait que peu de renseignements: les îles désertiques du Pacifique central équatorial. Selon les statistiques climatiques normales, ces îles stériles reçoivent autant de pluie que de nombreuses autres îles qui présentent au contraire une végétation luxuriante. L’origine de ce paradoxe devient triviale lorsqu’on examine les statistiques pour ces îles année par année: le plus souvent les précipitations sont en fait très faibles, voire nulles, mais à l’occasion de certaines années “de bas index” ce sont de véritables déluges qui s’y abattent jour après jour, mois après mois. Ainsi l’index de pression de Walker s’avère lié à des changements dramatiques de la distribution des précipitations dans les tropiques.
Vers la fin des années 60, le professeur Jacob Bjerknes mis en place une nouvelle pièce importante du puzzle. En fait, alors qu’il était jeune chercheur, Bjerknes avait établi sa renommée en publiant la première description compréhensible du cycle de vie des tempêtes aux moyennes latitudes. Près de 50 ans plus tard, il était le premier à voir une connexion entre les températures de surface anormalement chaudes, les alizés faibles et les fortes chutes de pluie qui accompagnent les conditions d’indice bas. C’est donc Bjerknes qui le premier établit que El Niño et l’oscillation australe étaient deux parties d’un même phénomène, souvent désigné par ENSO.
Contrairement à la marche des saisons, régulière et par conséquent facilement prévisible, El Niño se produit avec des intervalles de temps irréguliers, allant de 2 à 10 ans, et deux événements ne sont jamais tout à fait les mêmes. Ainsi, celui de 1982-83 prit les scientifiques par surprise parce qu’à la différence des événements précédents il n’avait pas été précédé par une période d’alizés renforcés à l’équateur. De plus, il se produisit de façon exceptionnellement tardive dans l’année.
De manière à se préserver de la possibilité de telles surprises (c’est à dire de l’arrivée d’un El Niño “dissident”), les scientifiques ont continué de documenté autant d’événements passés possible, en agençant ensemble des petits bouts d’évidences historiques issues de sources très variées
Pour comprendre comment El Niño affecte l’océan, il faut d’abord apprendre comment les vents de surface déplacent l’eau de l’océan pendant les années normales et comment les mouvements induits affectent les températures et les contenus en nutriments chimiques, disponibles à la base de la chaîne alimentaire. Nous allons considérer deux régions distinctes: le Pacifique équatorial qui s’étend vers l’ouest depuis les Îles Galápagos jusqu’à la ligne de changement de date, et les eaux côtières le long du Pérou de du sud de l’Équateur.
Les alizés qui soufflent le long de l’équateur et les vents du sud-est qui soufflent le long des côtes sud-américaines ont tous tendance à entraîner les eaux de surface sur leur chemin Du fait de la rotation de la Terre, les courant sont déviés vers leur droite dans l’hémisphère nord, et vers leur gauche dans l’hémisphère sud. Les eaux de surface sont ainsi repoussées vers les pôles au niveau de l’équateur, et vers le large le long de la côte sud-américaine. Là où l’eau de surface est chassée, elle est remplacée par une eau plus profonde, plus froide, et riche en nutriments (phénomène d’upwelling). L’upwelling équatorial et l’upwelling côtier sont tous deux concentrés dans des régions très étroites (de l’ordre de 150 km), et sont aisément visibles par satellite.
| D’intenses vents du sud-est dominent le long de la côte de l’Équateur et du Pérou. Ces vents qui soufflent pendant les années normales et les années El Niño entraînent l’eau de surface vers le nord-ouest, et occasionnent la remontée vers la surface d’eaux froides et riches en nutriments le long de la côte du Pacifique est. |
Les vents qui soufflent le long de l’équateur affectent aussi les propriétés de l’eau upwellée.En absence de vent, la couche limite entre l’eau chaude de surface et l’eau froide profonde (la thermocline) serait pour ainsi dire plate à l’échelle du Pacifique équatorial. Lorsque les alizés entraînent les eaux de surface vers l’ouest, la thermocline bascule en affleurant la surface dans le Pacifique est, et en s’enfonçant dans l’ouest.
| Les vents d’est entraînent l’eau de surface vers l’ouest le long de l’équateur. La rotation de la Terre dévie ce courant vers le nord dans l’hémisphère nord et vers le sud dans l’hémisphère sud, écartant les eaux de l’équateur et les remplaçant par de l’eau issue de couches plus profondes . De plus, les vents provoquent l’accumulation des eaux dans la partie ouest du pacifique. Parce que l’eau plus chaude est moins dense, le niveau de la mer est plus élevé dans la partie ouest du bassin que dans la partie est, où les vents soufflent à pleine puissance. La thermocline qui marque la limite entre les eaux chaudes de surface et les eaux froides plus profondes ( est incliné. Elle affleure la surface dans le Pacifique équatorial oriental. |
L’eau froide sous la thermocline est riche en nutriments. Lorsque la thermocline est assez proche de la surface, le brassage induit par les vents est capable de les mélanger avec l’eau de surface. En présence de lumière (solaire), des espèces végétales minuscules (phytoplancton) utilisent ces nutriments pour produire une substance végétale verdâtre, la chlorophylle. La floraison du phytoplancton est très rapide, explosive, et en une semaine tous les nutriments disponibles sont utilisés. Ensuite le phytoplancton meure et coule. ces floraisons sont observables par satellite (tâches vertes à la surface de l’océan) pendant la durée de vie de ces floraisons de phytoplancton. Ces tâches peuvent servir de marqueurs des endroits où les phénomènes d’upwelling apportent des nutriments à la surface.
L’eau nouvellement upwellée est plus froide que son environnement. Elle peut être suivie pendant plusieurs jours par de l’imagerie infrarouge qui révèle la température de la surface de la mer . Cette signature prend la forme d’une langue froide qui s’étend vers l’ouest le long de l’équateur depuis la côte sud-américaine .
Ainsi, les vents contrôlent l’upwelling, qui lui-même contrôle la production de phytoplancton. Cette production affecte en retour les évolutions des minuscules animaux marins qui forment le zooplancton, qui le broutent, et finalement l’effet se fait ressentir à tous les échelons de la pyramide alimentaire marine. Les vents sont aussi responsables de l’apparition de la langue froide dans la structure horizontale de la température de surface de la mer.
Pendant des années El Niño, lorsque les alizés sont cantonnés dans le Pacifique est, l’océan répond de la manière suivante :
• La thermocline s’aplatit le long de l’équateur, remontant dans l’ouest et plongeant dans l’est de plusieurs dizaine de mètres. L’affaissement dans l’est est assez fort pour que l’upwelling côtier ne soit plus en mesure d’aspirer l’eau froide et riche en nutriments sous-jacente.
• L’upwelling équatorial décroît, réduisant d’autant plus l’apport en nutriments pour la chaîne alimentaire.
• La langue d’eau froide se rétracte ou disparaît .
| Les alizés qui s’étendent habituellement sur tout le Pacifique équatorial régressent vers l’est lors du déclenchement des conditions El Niño. Ceci déclenche des changements dans la couche supérieure de l’océan. Le long de l’équateur, la pente de la surface et la pente de la thermocline s’aplatissent toutes les deux. |
• Le niveau de la mer s’aplatit, en remontant dans l’est et s’affaissant dans l’ouest. L’eau de surface déferle vers l’est du bassin.
Quand cet afflux d’eau relativement chaude atteint la partie est du bassin, quelques mois plus tard, la présence du continent l’oblige à s’étendre vers le sud et vers le nord le long de la côte. Les sardines et autres espèces de poissons quittent cette zone, et le niveau de la mer monte. Ces effets ont pu être ressentis jusqu’au Canada au nord, et au milieu du Chili au sud.
Les océans et l’atmosphère entretiennent un dialogue continu, en s’écoutant et se répondant mutuellement. Jusqu’à présent nous nous sommes concentrés sur l’un des côtés de la conversation: comment les vents le long de l’équateur influencent la pente de la thermocline et l’intensité de l’upwelling. Les modifications induites sur la température de surface de la mer vont cependant affecter en retour les vents.
Quand les alizés soufflent à leur pleine puissance, l’upwelling d’eau froide le long du Pacifique équatorial refroidit l’air qui le surplombe, le rendant trop dense pour qu’il s’élève assez haut pour permettre à la vapeur d’eau de se condenser et de former des nuages et des gouttes de pluie. Ainsi l’air reste libre de nuages pendant les années “normales”, et la pluie dans la ceinture équatoriale est largement confinée dans l’extrême ouest du bassin, au voisinage de l’Indonésie .
| Comme des interlocuteurs engagés dans un dialogue, l’Océan Pacifique tropical et l’atmosphère qui le recouvre s’influencent mutuellement et interagissent. Des modifications dans la force des alizés (vents d’est) le long de l’équateur induisent des modifications des courants océaniques et de l’upwelling, qui induisent des modifications de la température de surface de la mer, qui en retour altèrent la distribution des pluies, qui altère la force des alizés, ... |
Mais lorsque les alizés s’affaiblissent et régressent vers l’est pendant les premiers stades d’un événement El Niño, l’upwelling se ralentit et l’océan se réchauffe. L’air humide à la surface de l’océan se réchauffe également. Il devient assez léger pour former des nuages épais qui produisent de fortes pluies le long de l’équateur. Cette modification des températures de surface océaniques est donc responsable du déplacement vers l’est du maximum de pluie sur le Pacifique central. les ajustement atmosphériques associés correspondent à une baisse de pression dans le Pacifique central et oriental, et à une augmentation de pression dans le Pacifique ouest (Indonésie et Australie), propice à une plus grande relaxation et un plus grand retrait des alizés .
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El Niño réarrange les distributions de pluie dans le Pacifique équatorial. Pendant des années normales , l’upwelling induit par les alizés de surface maintient les eaux de surface du Pacifique central froides . Les fortes pluies sont confinées au dessus des eaux chaudes qui entourent l’Indonésie sur le bord ouest du pacifique. Pendant un El Niño , les alizés faiblissent et régressent dans le Pacifique est, permettant au Pacifique central de se réchauffer, et aux zone de pluie de se déplacer vers l’est. |
De cette manière, le dialogue entre le vent et la mer dans l’Océan Pacifique peut devenir de plus en plus intense, chaque interlocuteur renvoyant une réponse à chaque fois amplifiée. De petites perturbations dans l’océan ou l’atmosphère peuvent s’amplifier jusqu’au déclenchement éventuel d’un fort El Niño. De la même façon qu’il est souvent difficile d’incriminer l’un ou l’autre des partenaires dans la dégénérescence d’un dialogue, il est difficile d’identifier le changement subtil dans le système océan-atmosphère qui initie une transition hors de ou vers des conditions El Niño.
Les à-coups du dialogue qui s’établit entre l’océan et l’atmosphère dans le Pacifique peuvent affecter par ondes de choc les conditions climatiques dans les régions les plus éloignées du globe. Ce message d’échelle planétaire est convoyé par des déplacements des régions de pluies tropicales, qui affectent ensuite les structures de vent sur toute la planète. On peut imaginer un courant par dessus de larges rochers. Ces rochers créent des trains d’onde, avec des creux et des crêtes, qui apparaissent à des positions fixes. Si l’un des rochers venait à changer de position ou de forme, l’allure du train d’onde serait modifiée et les creux et les crêtes apparaîtraient à des endroits différents .
Les nuages tropicaux porteurs de pluie déforment l’air qui les surplombe (8 à 16 km au dessus du niveau de la mer), comme des rochers affectent le cours d’un courant ou comme les îles modifient le profil de vent qui souffle sur elles (sur des milliers de km). Les ondes qui sont formées dans l’air au dessus de ces nuages vont déterminer les positions des moussons, et les routes des cyclones et ceintures des vents intenses qui les surplombent (“jet streams”) séparant les régions chaudes et froides à la surface de la Terre. Pendant des années El Niño, quand la zone de pluie habituellement centrée sur l’Indonésie se déplace vers l’est vers le Pacifique central, les ondes présentes dans les couches hautes de l’atmosphère sont affectées, causant des anomalies climatiques sur de nombreuses régions du globe.
Les impacts de El Niño sur le climat aux latitudes tempérées sont les plus évidents pendant l’hiver. Par exemple, la plupart des hivers El Niño sont doux sur le canada occidental et sur des régions du nord-ouest des États-Unis, et pluvieux sur le sud des États-Unis (du Texas à la Floride). El Niño affecte également les climats tempérés durant les autres saisons. mais, même pendant l’hiver, El Niño n’est qu’un des nombreux facteurs qui influencent le climat des régions tempérées. Les années El Niño ne sont donc pas toujours marquées par des conditions aussi typiques que celles répertoriées dans les tropiques .
Coûts des produits dans les différents marchés de quelques localités du Cameroun
| Yaoundé | Douala | Bafoussam | Bamenda | Buéa | Bertoua | |
| macabo | ||||||
| plantain | ||||||
| igname | ||||||
| banane | ||||||
| manioc | ||||||
| haricots | ||||||
| arachides | ||||||
NOM DE LA CULTURE: IGNAMES (Fr)
YAM (Ang)
DIOSCORA (Lat)
L'igname est une plante exigeante en eau dans les cinq premiers mois.
PLUVIOMÉTRIE
En moyenne, la pluviométrie annuelle doit être supérieure à 1500 mm dont 400 mm entre les quatorzième et vingtième semaines de végétation.
TEMPÉRATURE.
La température moyenne favorable est comprise entre 23° C et 25° c.
PLANTATION.
Elle est effectuée en végétation ombragée, aux premières pluies dans les régions à longue saison pluvieuse et deux à trois mois avant les pluies dans les zones où la saison pluvieuse est plus courte. Dans tous les cas, les plantations précoces donnent de meilleurs rendements.
CYCLE VÉGÉTATIF.
Il est fonction des variétés :
- Sept mois pour la variété D.rotum data ( igname blanche)
- Onze mois pour la variété D.gayenensis (igname jaune )
NOM DE LA CULTURE: Arachide (Fr )
Groundnut, Peanut ( ang. )
Arachis hypogea ( lat )
L'arachide est une légumineuse annuelle qui qui a de gros besoins en chaleur.
Besoins en eau :
Ils sont compris entre 400 et 1200 mm . Il varient au cours de la végétation avec le cycle , les phases de développement et les facteurs climatiques.
C' est pendant la floraison et la fructification que l'arachide a le gros besoin en eau. Une interruption des pluies de plus de 20 jours après la formation d'une fleur empêche celle-ci d'évoluer.
Effets du stress-hydrique:
le manque ou l'insuffisance d'eau influence directement la production de l'arachide. Les périodes sensibles de la plante sont:
- levée ( 10è et 30è jours )
-au début de la floraison ( 30è et 50è jours)
- en fin de cycle (80è et 100è jour )
Le stress-hydrique est particulièrement grave quand il intervient pendant la forte période de floraison.
| Autrefois & Aujourd'hui |
Cette page sera essentiellement consacrée aux changements climatiques survenus soit dans une région,une ville, un village ou même dans un quartier.
On s'intéressera aux changements dans les habitudes de la population et aux nouvelles conditions de vie que ces changements auraient engendrés .